L’engagement du gouvernement à mener à bien la réforme psychiatrique en cours a été exprimé par la vice-ministre de la santé en Grèce, Zoe Rapti, lors de la première réunion du Comité national pour la santé mentale. Ce comité a pour objectif de formuler le plan d’action national pour la santé mentale que le gouvernement propose de composer de 10 piliers :

  1. Achever la suppression des soins en institution (suppression des départements de soins chroniques dans les hôpitaux psychiatriques restants) tout en développant les services destinés aux personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer et de troubles connexes et en développant la psychogériatrie.
  2. Poursuivre le développement et l’intégration du réseau communautaire de services de santé mentale tout en intégrant les services de santé mentale en utilisant les technologies numériques modernes.
  3. Compléter le réseau de services de santé mentale pour les enfants et les adolescents, y compris les dispositions spécifiques pour les personnes souffrant de troubles envahissants du développement.
  4. Réformer les services de psychiatrie légale en les faisant passer d’un système institutionnel à un système communautaire et développer des unités de soins intensifs psychiatriques.
  5. Compléter le réseau des CCP dans tout le pays.
  6. Mettre en œuvre la sectorisation universellement dans tout le pays en prenant en compte tous les piliers de la prestation de services de santé mentale (secteur public, secteur privé, établissements de santé mentale) en garantissant la qualité et la sécurité des bénéficiaires de services de santé mentale et en promouvant la recherche et la formation en matière de santé mentale.
  7. Réduire le nombre d’hospitalisations involontaires à la moyenne de l’UE.
  8. Renforcer l’intégration des personnes ayant des problèmes de santé mentale sur le marché du travail et développer des programmes visant à protéger la santé mentale des travailleurs.
  9. Protéger les droits des malades mentaux et lutter contre la stigmatisation sociale tout en donnant la parole aux malades mentaux et à leurs familles.
  10. Donner aux services de santé mentale les moyens de planifier leur réponse aux situations d’urgence telles que les pandémies ou les catastrophes naturelles.

« Aujourd’hui, nous travaillons tous ensemble pour concevoir un système de santé mentale de haute qualité, centré sur la personne et orienté vers la communauté, harmonisé avec les droits de l’homme, avec une tolérance zéro pour l’exclusion sociale et la stigmatisation. Un système qui permettra à tous les citoyens d’accéder sans entrave à la gamme complète des services de santé mentale », a noté le vice-ministre.